Le guide pour trouver son futur chariot élévateur

Toutes les informations pour choisir le meilleur modèle de chariot élévateur.

Les chariots élévateurs sont les engins de manutention les plus utilisés. Déplacement de charges plus ou moins lourdes, gerbage à faible ou grande hauteur, ils sont les appareils polyvalents par excellence. La large gamme de modèles proposés par les fabricants permet de répondre à toutes les problématiques des industriels.

Devant une telle profusion, comment choisir un chariot élévateur ? Quels sont les différents modèles de chariots élévateurs ? Et vaut-il mieux acheter ou louer son chariot élévateur ? Quels sont les coûts d’entretien ?

On pourrait aussi se demander quelle habilitation est nécessaire pour conduire un chariot élévateur. Ce dossier complet veut répondre aux interrogations les plus courantes que peuvent se poser les utilisateurs et industriels en quête d’un chariot élévateur.

HISTOIRE DES CHARIOTS ÉLÉVATEURS

L’apparition des chariots élévateurs est étroitement liée à la rationalisation du travail et à l’optimisation de la productivité dans l’industrie américaine au début du XXe siècle.

C’est à Eugene Clark, un entrepreneur anglais émigré aux États-Unis, que l’on doit l’invention de l'ancêtre du chariot élévateur. En 1917, il a l’idée de fabriquer un chariot pouvant transporter jusqu’à deux tonnes de marchandises pour faciliter le fonctionnement de son entreprise. Le « Tructractor » est né. Il sera suivi par le « Truclift », avec moteur à essence, puis le « Tructier » et son système de levage hydraulique. En 1942, le « Carloader » présente une véritable évolution technique : c’est le premier chariot de manutention électrique.

L’entreprise acquiert un très grand renom sur le marché des chariots élévateurs, si bien que le nom Clark a longtemps été utilisé comme nom commun pour désigner un chariot. Au fur et à mesure des innovations, les chariots élévateurs Clark se dotent d’un mât imbriqué en double T, de barres de toit ou d’un système à trois roues pour les rendre faciles à manœuvrer. 

Tructractor

Linus Yale est un autre grand nom du secteur de la manutention. Dans les années 1920, il invente lui aussi un modèle de chariot élévateur à fourche inclinable, puis l’améliore progressivement. Moteur électrique ou thermique, réglage de la vitesse, direction assistée et roues directrices permettent d’améliorer la manœuvrabilité, l’ergonomie et la sécurité des chariots élévateurs.

En France, on doit les premiers chariots élévateurs à l’entreprise Fenwick. Tout d’abord partenaire de Yale, Fenwick assemble ses propres engins de manutention dans les années 1920 pour fournir l’industrie automobile française. La société s’est considérablement développée après la Seconde Guerre mondiale, notamment en commercialisant des petits engins légers, pouvant être utilisés dans des espaces très réduits. Depuis les années 2000, Fenwick mise sur la technologie et la robotisation, pour améliorer confort et sécurité des caristes. À l’instar de Clark, le nom Fenwick est régulièrement utilisé comme nom commun.

UTILISATION DES CHARIOTS ÉLÉVATEURS

À quoi sert un chariot élévateur ? 

Engin indispensable de l’industrie, le chariot élévateur est utilisé pour le transport, le chargement et déchargement de charges légères ou lourdes, au sol ou en hauteur. 

La plupart du temps, les marchandises sont placées sur des palettes de manutention.

Il existe une large gamme de chariots élévateurs, aux caractéristiques très différentes. L’amplitude de levage ou le système de préhension sont ainsi ajustables selon les modèles et dépendent de l’utilisation visée.

Grâce à leur polyvalence, les chariots élévateurs interviennent à plusieurs endroits de la chaîne de production. Ils sont ainsi nécessaires pour l’approvisionnement des lignes de production, la préparation de commandes, le stockage de marchandises ou le transport de charges. Ils sont conçus pour allier adaptabilité aux sites de production et rapidité de l’exécution, tout en assurant la sécurité de leurs opérateurs. Ils sont durables, solides et sont conçus pour supporter une utilisation intensive.

Quel type de marchandises transporter avec un chariot élévateur ?

Les marchandises à transporter, qu’elles soient solides ou liquides, sont généralement conditionnées selon une des façons suivantes :

  • Palette euro : la palette de manutention est l’accessoire indispensable du chariot élévateur. Créée dans les années 1940 par la Marine américaine pour faciliter le remplissage des wagons de matériel, elle s’est imposée dans le domaine de la manutention avec la Seconde Guerre mondiale. Fabriquée à partir de bois, de plastique, de métal ou de carton selon les usages, elle peut être à deux ou quatre entrées. En Europe, on utilise majoritairement des palettes normalisées dites EUR-EPAL, de dimensions 800 × 1200 mm.
  • Caisse-palette : généralement fabriquée en plastique, la caisse-palette permet notamment de stocker et de transporter des marchandises liquides. Empilables ou sur roues, résistants aux produits chimiques, les différents modèles sont tous utilisables avec des chariots élévateurs, transpalettes ou gerbeurs.
  • Sacs à gravats ou big bag : ces sacs à anses permettent de transporter des matériaux tels que le sable, la terre ou le gravier. L’usage d’un chariot élévateur est possible à condition de l’équiper de crochets ou de palonniers.
  • Roll-conteneurs : ces étagères grillagées et montées sur roulettes permettent de transporter tout type de marchandises, notamment les colis. Ils sont adaptables pour le déplacement par chariot élévateur. La largeur des fourches devra cependant être adaptée à celle des rolls.

Comment bien utiliser un chariot élévateur en intérieur et en extérieur ?

Le type de chariot élévateur à privilégier dépend de l’environnement de travail et de l’utilisation visée. 

Utilisation d’un chariot élévateur à l’intérieur

Dans le cas d’une utilisation en environnement fermé, les chariots électriques sont à privilégier. Moins polluants, ils sont conçus pour assurer toutes les tâches indispensables à la tenue d’un entrepôt de stockage (chargement et déchargement des marchandises ou préparation de commandes).

L’autonomie et la capacité des batteries choisies devront être soigneusement étudiées pour correspondre à l’usage et à la capacité électrique de l’entreprise utilisatrice.

Un chariot élévateur électrique peut également être utilisé en extérieur, sur de courtes durées et des sols plats.

Utilisation d’un chariot élévateur à l’extérieur

Si le chariot élévateur doit être utilisé à l’extérieur, les modèles à moteur thermique (gaz ou gasoil) sont recommandés. Ils sont plus puissants que les chariots à moteur électrique et peuvent être utilisés sur des terrains accidentés. 

Un engin de manutention thermique pourra être utilisé à l’intérieur si la capacité de ventilation du bâtiment industriel respecte la règlementation pour les entrepôts (Code du travail article R4212-2).

Le choix du type de chariot élévateur devra donc se faire en fonction de son utilisation principale. S’il doit être employé à parts égales en intérieur et en extérieur, il est préférable d’investir dans deux modèles séparés.

Comment conduire un chariot élévateur ?

Comment monter et descendre d'un chariot élévateur ?

Un cariste est amené à monter et descendre de son poste de travail plusieurs fois par jour. Pour sa sécurité, il est indispensable que le conducteur du chariot respecte la règle dite des trois points d’appui.

  1. 1
    Face au poste de conduite, l’opérateur pose un pied sur le marchepied.
  2. 2
    Il attrape la poignée avec la main gauche.
  3. 3
    Il s’appuie sur la retenue aux hanches avec la main droite.

La même procédure s’applique pour descendre du chariot. 

Important :  Il ne faut jamais sauter à la descente du chariot, même si la hauteur paraît faible. La répétition du choc pourrait causer des troubles musculo–squelettiques au niveau des genoux ou des chevilles. Ne jamais descendre d’un chariot en marche.

Comment maîtriser un chariot élévateur en déplacement ?

Quelques règles de bonne conduite s’appliquent pour assurer la maîtrise d’un chariot élévateur lors des déplacements 

  • respecter les consignes de sécurité (limitation de vitesse et panneaux de signalisation) en vigueur dans l’entrepôt ;
  • effectuer en douceur arrêts, conduite et changements de direction ;
  • incliner la charge vers l’arrière pour éviter le basculement ;
  • maintenir les fourches en position basse et le mât vers l’arrière ;
  • en cas de faible visibilité à l’avant à cause de la charge, se déplacer en marche arrière ;
  • rester vigilant à la présence d’obstacles et/ou de piétons pour éviter les arrêts brusques ;
  • faire attention au bord des quais et rampes de chargement ainsi qu’à la hauteur sous plafond ;
  • transporter des chargements stables uniquement et de poids adapté à la capacité du chariot ;
  • soulever la charge hors plans inclinés ;
  • manœuvrer avec les roues arrière.

Comment transporter un chariot élévateur ?

Il est parfois nécessaire de transporter un chariot élévateur d’un site à un autre.

Or, ces engins de manutention, conçus pour lever des charges massives, pèsent eux aussi très lourd : de 2 à 4 T selon le modèle. Leur transport doit donc être aménagé avec attention.

Pour transporter un chariot élévateur en sécurité :

  1. 1
    Caler les roues du camion de transport ou stabiliser par un vérin la remorque si non attelée à un véhicule tracteur.
  2. 2
    Déplacer le chariot élévateur dans le camion ou la remorque en prenant soin de diriger les fourches vers l’arrière du véhicule, afin d’éviter un potentiel accident pour le conducteur en cas de collision pendant le transport. Centrer le chariot dans l’espace disponible. 
  3. 3
    Mettre les fourches du chariot en position basse et bloquer les roues par des cales fixées dans le plancher.
  4. 4
    Vérifier que l’alimentation du chariot élévateur est en sécurité (réservoir sécurisé ou batterie débranchée).
  5. 5
    Accrocher le chariot élévateur avec des chaînes ou des sangles solides au bord du plateau de chargement.

FONCTIONNEMENT DES CHARIOTS ÉLÉVATEURS

Description technique d’un chariot élévateur

Description technique d’un chariot élévateur

De façon générale, un chariot élévateur est constitué :

  • d’un châssis monté sur roues, roulettes, galets ou chenilles avec un poste de conduite à l'intérieur d’une cabine équipée d’un toit de protection ou complètement fermée ;
  • d’un moteur thermique (GPL ou gazole) ou un moteur électrique (courant continu ou alternatif, alimenté par batterie ou pile à combustible) ;
  • d’un système de transmission à boîte mécanique ou automatique, ou transmission hydrostatique ou électrique (hybride) ;
  • d’un mât qui permet de transporter les charges en hauteur, voire de les incliner. Il est composé d’un tablier porte-charge et d’éléments profilés qui coulissent les uns par rapport aux autres ;
  • d’un tablier porte-équipement ou tablier porte-charge sur lequel on fixe les systèmes de préhension des charges, équipé ou non d’un support arrière de charge si cela s’avère nécessaire ; 
  • de fourches ou autres accessoires porte-charges ;
  • de contrepoids d’équilibrage dans le cas des chariots élévateurs en porte-à-faux.

Principe physique du chariot élévateur

Les chariots élévateurs en porte-à-faux, c’est-à-dire pour lesquels la charge est hors d’aplomb de l’engin, fonctionnent selon le principe du levier avec les roues avant comme point d’appui.

La charge supportée par les fourches doit ainsi être contrebalancée par le poids de l’engin, sans quoi, le chariot pourrait basculer.

Comment fonctionne un circuit hydraulique de chariot élévateur ?

Le mécanisme de levage d’un chariot élévateur repose sur l’actionnement d’un circuit hydraulique. Grâce à une pompe hydraulique, la pression à l’intérieur des vérins présents dans la mécanique du chariot peut être contrôlée. En fonction de cette contrainte, les cylindres hydrauliques actionnent le mât par l’intermédiaire de pistons. Au travers d’un système de chaînes et poulies reliant le mât à la fourche, la charge peut ainsi être levée ou abaissée.

Qu’est-ce que l’hybridation pour un chariot élévateur ? 

Les engins de manutention à transmission hybride font partie des innovations techniques des années 2010. Ils combinent un moteur thermique et un ou plusieurs moteurs électriques. 

Grâce à un système de stockage basé sur des condensateurs, l’énergie électrique est accumulée dans un générateur alimenté par le moteur thermique et restituée par l’intermédiaire d’une transmission électrique.

Ces chariots sont plus écologiques (consommation de carburant plus faible, moins d’émissions, réduction du bruit), sans pour autant sacrifier à la performance.

Ils augmentent aussi la productivité de l’opérateur, puisque le doublement de la capacité énergétique du chariot réduit le temps gaspillé au réapprovisionnement (remplissage du réservoir ou recharge des batteries).

CARACTÉRISTIQUES DES CHARIOTS ÉLÉVATEURS

Mât des chariots élévateurs : types et utilité

Il existe quatre types de mâts en fonction du nombre de profils et donc de hauteur atteinte :

  • Les mâts de chariot élévateur simplex, également appelés mâts duplex à levée libre, n’ont qu’un seul profilé, ce qui ne leur permet d’atteindre que de faibles hauteurs.
  • Les mâts de chariot élévateur duplex sont construits avec deux profilés (un fixe et l’autre mobile). Le mécanisme de levage s’effectue en deux temps : le tablier porte-charge monte tout en en haut de l’échelle, puis le mât se déploie. Ces engins peuvent être avec ou sans levée libre. En petite levée libre, les charges peuvent être élevées jusqu’à 25 cm, puis une fois le mât déplié, jusqu’à 1,5 m.
  • Les mâts de chariot élévateur triplex sont composés d’un profilé fixe et de deux mobiles. Ils permettent d’atteindre des hauteurs jusqu’à 5 m environ mât déployé, tout en restant manœuvrables dans les entrepôts bas de plafond.
  • Les mâts de chariot élévateur quadruplex possèdent quatre profilés et atteignent une hauteur de levée d’environ 8 m. Les opérateurs de ce type d’engins sont soumis à une formation plus poussée, à cause des risques de sécurité engendrée par la faible visibilité du conducteur.

Le choix d’un type de mât doit ainsi être guidé par la hauteur de levée nécessaire pour le fonctionnement de l’entrepôt, mais aussi de la hauteur des installations (portes et plafonds).

Capacité nominale et capacité résiduelle d’un chariot élévateur

Chaque engin de manutention est équipé d’une plaque de charge qui indique combien peut lever un chariot élévateur en sécurité : cela s’appelle la capacité résiduelle.

La capacité nominale théorique est la charge que peut soulever le chariot avec les fourches en position basse ou à faible hauteur (3,30 m). Cependant, plus les fourches montent, plus la capacité de levage du chariot diminue. La capacité résiduelle est donc la charge que peut soulever un chariot élévateur lorsque le mât est déployé à son maximum.

la capacité résiduelle dépend également du centre de gravité de la charge. Ainsi, si la charge n’est pas déposée uniformément ou trop en avant sur le tablier porte-charge, cela peut impacter défavorablement la charge admissible du chariot. De la même façon, la longueur de la charge peut entraîner une limitation de poids pouvant être manipulé en sécurité. Cela s’explique par un déplacement du centre de gravité de la charge vers l’avant, et donc une perte d’efficacité au levage. 

Le diagramme de charge, qui prend en compte le calcul du centre de gravité et de la capacité de charge, est donc à étudier avec soin.

Les accessoires des chariots élévateurs 

Engin polyvalent par excellence, le chariot élévateur peut être équipé d’accessoires variés afin d’augmenter son utilisabilité dans toutes les industries.

Voici une liste des accessoires adaptables sur un chariot élévateur. 

  • Pince à fourches
    La pince à fourches s’adapte directement sur les fourches du chariot élévateur sans modifications de celui-ci. Elle permet de manier et de transporter des pièces, barils ou fûts. 
  • Positionneur de fourche
    Ce matériel permet de régler l’écartement des fourches de façon hydraulique, et donc d’adapter facilement le chariot élévateur pour des charges de largeur variable.
  • Pince à balles
    Par fixation sur les fourches, la pince à balle permet de transporter des balles de foin ou de paille.
  • Potence extension
    La potence extension est utile pour la manutention précise de charges suspendues ou lorsqu’un déport plus important que la capacité du chariot est nécessaire.
  • Tête rotative
    La tête rotative permet de retourner une charge, par exemple pour la vider dans une benne ou un bac.
  • Monomultifourches 2 palettes
    Cet accessoire est très utile pour transporter plusieurs palettes de largeur variable, puisque les fourches peuvent être écartées à volonté.
  • Pince à bobines
    La pince à bobines s’adapte sur les fourches du chariot pour transporter sans dommage les bobines de papier ou de matériaux d’emballage.
  • Tablier à déplacement latéral
    Le tablier à déplacement latéral autorise le déplacement des charges d’un côté ou de l’autre du chariot, sans manœuvre du véhicule. Cela permet donc de gagner en maniabilité et en productivité.
  • Ecarteur de fourches
    Cet accessoire s’adapte sur les fourches pour transporter, de façon stable et sûre, des charges longues, comme des poutres ou des tuyaux.
  • Pince électroménagère
    Également appelée pince à électroménager, elle permet de manipuler en toute sécurité des appareils électroniques ou électroménagers sans besoin de les entreposer sur palettes.
  • Éperon
    Fixé sur les fourches, l’éperon facilite la manutention des charges tubulaires (tubes, bobines, rouleaux…). Il en existe de différentes longueurs pour s’adapter à tout type de charges creuses.
  • Fourches
    Éléments indispensables du chariot élévateur, les fourches peuvent être de différents modèles :

    - la fourche à palette est conçue pour le chargement et déchargement des palettes et caisses ;

    - la rallonge de fourche permet la manutention de charges deux fois plus longues que la capacité originelle du chariot élévateur ; 

    - la fourche rétractable permet, grâce à son design, un encombrement réduit du chariot élévateur lorsqu’il n’est pas utilisé. Il suffit de la déplier pour retrouver sa fonctionnalité ;

    - la double fourche assure le transport de deux charges simultanées, dans le même sens ou en sens inverse, permettant de gagner du temps et de la productivité ;

    - la protection bout de fourche est un accessoire indispensable pour sécuriser les fourches et le personnel lors du déplacement à vide du chariot élévateur ;

    - la fourche télescopique augmente la portée du chariot élévateur. Elle permet par exemple de charger ou de décharger des palettes au fond d’un conteneur ou d’agir comme une rallonge de fourche réglable en longueur ;

    - la fourche rotative sert à faire pivoter les charges qu’elle transporte (palettes, caisses ou conteneurs, n’ayant pas besoin d’être serrés).

  • Pelles
    Pourvus d’un bras mobile et d’une tête modifiable, ces engins de chantier peuvent être assimilés à des chariots élévateurs dans certains cas :

    - la pelle sur pneus est un engin léger et flexible, qui peut facilement se transporter sur chantier. Elle permet le transport de charges solides si équipée de fourches ou de matériaux de chantier si munie d’une pelle ;

      - la pelle sur chenilles est un engin de terrassement à utiliser sur terrains accidentés.

descriptif pelle sur chenille

Exemple de pelle sur chenille

Zoom sur : la liste des salons logistique et manutention

Les salons sont d’excellentes occasions de voir les chariots élévateurs en action et de tester les opportunités offertes par les différents accessoires afin de bien faire son choix.

Salon Intralogistics Robotics & Automation

C’est une foire annuelle qui a lieu à Paris, habituellement au printemps. 

Les exposants des secteurs de la manutention, du transport et de la logistique sont là pour présenter leurs produits et leurs systèmes d’automatisation et de robotique.

Au-delà de la foire en elle-même, le salon propose également une centaine de conférences et d’ateliers pour en apprendre plus sur les innovations autour de la logistique auprès d’experts du domaine. 

Salon SEPEM industries

Le salon des services, équipements, process et maintenance est une foire permanente en ligne et un panel de sept salons physiques déclinés par régions françaises. De par sa proximité géographique, le salon veut mettre en relation industriels et fournisseurs locaux, pour une plus grande réactivité.

Le champ d’action du salon SEPEM Industries est large : manutention, stockage, convoyage, logistique, bâtiment industriel, sécurité, hygiène, mécatronique, maintenance ou ingénierie et informatique…

Des conférences sont aussi accessibles en ligne, sur une large gamme de thématiques.

ENTRETIEN DES CHARIOTS ÉLÉVATEURS

Un chariot élévateur est conçu pour résister à une utilisation intensive quotidienne, à condition qu’il soit correctement entretenu. De plus, pour un maniement en toute sécurité, des vérifications régulières sont à faire.

Vérifications et contrôles périodiques

La Vérification Générale Périodique (VGP)

La vérification générale périodique est une obligation légale exigée par le Code du travail (Arrêté du 1er mars 2004), à effectuer au minimum deux fois par an, pour les chariots avec une « élévation significative ». Elle est à réaliser dans les six mois suivants la mise en route d’un chariot élévateur de cette catégorie. 

On peut l’assimiler au contrôle technique pour les automobiles. Ce n’est donc pas un examen de routine, mais bien un contrôle de sécurité de l’engin. Les défaillances constatées pendant l’examen doivent obligatoirement être réparées. L’exploitant ne doit mettre à disposition de ses employés que des engins conformes, dont il peut prouver le bon état de marche grâce à l’attestation correspondante.

Les accessoires ajoutés au chariot élévateur doivent également subir ce contrôle.

L’obligation et la fréquence des VGP dépendent du type de chariot (conducteur porté ou accompagnant, hauteur de levage de la charge…) et de son utilisation (conditions et environnement de travail, utilisation longue…). Cependant, même si la VGP n’est pas exigible, le Code du travail impose néanmoins que l’équipement ne comporte aucun danger pour ses opérateurs. Au besoin, l’inspecteur du travail a la possibilité d’imposer des vérifications plus rapprochées, dans les cas de contraintes inhabituelles pouvant causer une usure prématurée (Article R4721-11 du Code du travail).

Le tableau suivant résume les obligations et fréquences usuelles de VGP pour les différentes catégories de chariots élévateurs :

Catégorie

Désignation

Obligation de VGP

Fréquence de VGP

Catégorie 1

Transpalettes électriques et gerbeurs à conducteur porté, préparateurs de commandes

Non

Aucune

Catégorie 2

Chariots tracteur à plateau porteur (capacité < 6 T)

Oui

6 mois

Catégorie 3

Chariots élévateurs en porte-à-faux (capacité ≤ 6 T)

Oui

6 mois

Catégorie 4

Chariots élévateurs en porte-à-faux (capacité > 6 T)

Oui

6 mois

Catégorie 5

Chariots à mât rétractable

Oui

6 mois

Catégorie 6

Chariots hors production

Oui

6 mois

En cas de manquement à l’obligation de VGP (dépassement de la date limite), il pourra être exigé une vérification de remise en service, plus coûteuse.

Les VGP sont réalisées par des personnes qualifiées, appartenant ou non à l’entreprise utilisatrice. Certains organismes sont accrédités à mener ces contrôles.

Quels sont les points contrôlés pendant la VGP d’un chariot élévateur ?

Examen de l’état de conservation : c’est un contrôle visuel précis du chariot élévateur, visant à détecter tout dommage de l’appareil de levage pouvant causer des accidents. Sont notamment inspectés : 

  1. cales, amarres et freins qui maintiennent immobile le chariot ; 
  2. dispositifs de freinage qui servent à stopper et à conserver la charge ou l’engin, dans toutes les positions possibles ; 
  3. systèmes de descente et de levage de la charge : poulies, limiteurs de charge ou limiteur de moment, etc. ;
  4. systèmes limiteurs de mouvement du chariot et de la charge : limiteurs de course, limiteurs de levage, limiteurs d'orientation, dispositifs anticollision, etc. ;
  5. accessoires : pinces, crochets, palonniers, etc. ;
  6. câbles et chaînes.

Essai de fonctionnement : cet examen consiste à observer l’engin de manutention en fonctionnement pour identifier de possibles failles de sécurité. Plusieurs aspects sont vérifiés :

  1. mouvement d’une charge d’essai au maximum des capacités du chariot muni de ses éventuels accessoires (positions les plus défavorables) ; 
  2. efficacité des freins, des mécanismes de descente de la charge et des limiteurs de mouvement de l’appareil et de la charge ;
  3. fonctionnement des limiteurs de charge et de mouvement selon les capacités indiquées par la notice fournie par le fabricant ou pour une charge de 1,1 fois la capacité résiduelle autorisée.

Contrôles quotidiens des chariots élévateurs

Au-delà de la vérification réglementaire, des contrôles journaliers sont à effectuer dans le but de rester en sécurité et d’éviter les accidents par l’utilisation d’un appareil défectueux.

Avant chaque prise de poste, le conducteur doit réaliser un contrôle visuel : il fait le tour du chariot et vérifie qu’il ne repère aucun dommage.

Voici la liste des points à vérifier

  • bon état général de l’appareil et propreté y compris du pare-brise si applicable ;
  • plancher libre d’objets pouvant bouger et tomber ;
  • aucun obstacle en hauteur ou à l’avant du chariot ;
  • extincteur prêt à l’emploi ;
  • bon état apparent du circuit hydraulique ;
  • pas de dommages sur les roues ou pneus dont la pression d’air doit être adéquate ;
  • fourche non endommagée ;
  • chaînes bien accrochées ;
  • aucune fuite de liquide sous et autour du chariot ;
  • ceinture de sécurité et système de retenue du conducteur en parfait état ;
  • siège bien attaché 
  • toit de protection ou tout autre dispositif de protection du conducteur fixés et non endommagés.

À cela s’ajoutent des contrôles selon le type de chariot :

  • pour un chariot à moteur thermique essence, diesel ou GPL, le niveau d’huile moteur, carburant et fluide dans le radiateur est suffisant ;
  • pour un chariot à moteur thermique au gaz, les raccordements, soupapes, canalisations et goupilles sont en bon état ;
  • pour un chariot à moteur électrique ou hybride, la batterie est chargée et bien raccordée ou le niveau d’électrolyte dans les piles est suffisant.

Une fois l’extérieur du chariot élévateur contrôlé, le conducteur monte dans la cabine, met l’engin en marche et s’assure également de son bon fonctionnement grâce aux vérifications suivantes :

  • les freins (pied et stationnement) répondent normalement aux sollicitations ;
  • la direction et l’embrayage réagissent librement, sans forcer ;
  • tous les éléments du panneau de commande fonctionnent (jauges et lumières) ;
  • tous les avertisseurs et alarmes fonctionnent (klaxon, alarme de recul…) ;
  • toutes les lumières (phares ou avertissement) sont opérationnelles ;
  • il n’y a pas de bruit inhabituel provenant du chariot ;
  • les mécanismes de levage et d’inclinaison si applicable marchent parfaitement, sans à-coups. Penser à vérifier le maintien de la charge en soulevant et baissant la fourche de l’amplitude maximale.

Important :  Ne pas utiliser un engin de manutention qui présente des dommages ou dont le fonctionnement n'apparaît pas optimal, même pour une faible durée ou le levage d’une charge légère.


Ces contrôles pourraient être considérés comme inutiles ou une perte de temps. Pourtant, une vigilance constante est nécessaire pour éviter les accidents et travailler dans de bonnes conditions.

Contrat de maintenance d’un chariot élévateur

Un contrat de maintenance relie un fournisseur de service à l’entreprise utilisatrice de chariots élévateurs. Selon les formules, il comprend la maintenance préventive des engins, mais aussi le dépannage et la fourniture de pièces de rechange. L’entretien régulier des véhicules est primordial pour éviter les immobilisations longues et coûteuses. C’est un bénéfice à long terme.

Les interventions sont assurées par des personnes formées sur toutes marques de chariots élévateurs, informées des recommandations fournisseurs.

L’entretien courant est réalisé selon un planning préétabli en fonction de l’utilisation des appareils.

En général, plusieurs types de facturation sont possibles : à la visite ou mensuel. 

Le contrat de maintenance peut parfois être négocié en fonction du parc de chariots à entretenir et de sa durée : un engagement long pour un grand nombre d’engins peut inciter le fournisseur de service à un geste commercial.

Il est important de vérifier que le service délivré correspond aux attentes avant d’accepter un contrat de maintenance : pièces et main d’œuvre incluses, délai d’intervention, délai de réparation et pièces couvertes par les réparations (électronique, roues…).

Certains fabricants ou revendeurs d’engins de manutention proposent des contrats de maintenance, spécialement adaptés à leur gamme de produits. Cela garantit que l’entretien des chariots sera réalisé par des experts.

Carnet de maintenance d’un chariot élévateur 

La réglementation (articles R4323-19 à 21 du Code du travail) impose la tenue d’un carnet de maintenance aux établissements professionnels utilisateurs de chariots élévateurs. Ce document doit être accessible à tout moment et doit pouvoir être présenté sur demande de l'inspecteur du travail, des agents des services de prévention des risques professionnels ou du Comité Social et Économique de l’entreprise utilisatrice. Il peut être conservé sous format papier ou informatique.

Chaque engin de manutention en service doit posséder un carnet de maintenance à jour, jusqu’à son démantèlement. C’est le chef d’entreprise qui en est responsable.

Important : si le chariot élévateur a été loué, il est de la responsabilité du chef de l’entreprise utilisatrice de vérifier que le carnet de maintenance existe et qu’il est tenu à jour par le loueur. De même, un appareil acheté d’occasion doit être fourni avec son carnet de maintenance à jour.

Quelles informations figurent dans le carnet de maintenance d’un chariot élévateur ?

Le carnet de maintenance doit obligatoirement être rattaché à un chariot élévateur précis, dont il comporte l’identification.

Y figurent également toutes les interventions de maintenance subies par l’appareil, précisément détaillées :

  • date de l’intervention ;
  • nom de l’intervenant (technicien ou entreprise) ;
  • type d’intervention, par exemple entretien, réparation, modification, remplacement ou inspection ;
  • durée de la maintenance et périodicité si applicable ;
  • références exactes des pièces remplacées si applicable (type, désignation, numéro de série…).

Voici un exemple de carnet de maintenance pour chariot élévateur.

Focus sur la batterie de chariot élévateur

La batterie de traction est l’élément indispensable au bon fonctionnement d’un chariot élévateur électrique. Elle a également le rôle de contrepoids.

C’est pourquoi il est nécessaire de l’entretenir correctement et de maîtriser les opérations de charge et de remplacement de la batterie.

Généralement, les batteries sont de type plomb et acide, et le plus souvent à évents, c’est-à-dire que l’anode et la cathode baignent dans l’acide sulfurique jouant le rôle d’électrolyte. Leur tension va habituellement de 12 V à 48 V, voire 80 V pour certains modèles. 

Que vérifier sur une batterie ?

La batterie au plomb, modèle le plus courant, fonctionnera durablement à condition qu’elle soit chargée convenablement avec le chargeur adapté, régulièrement nettoyée des traces d’acide et que le niveau d’électrolyte soit correctement ajusté.

Les conditions optimales d’utilisation d’une batterie sont également à considérer. La température de fonctionnement de la batterie ne doit jamais dépasser 45 °C. Si c’est le cas, elle devra être refroidie avant utilisation. 

Local de charge des batteries

Lors de leur charge, les batteries type plomb et acide rejettent de l’hydrogène, très inflammable. Il faut donc les mettre à recharger dans un local spécifique, bien ventilé et éloigné de toute flamme, avec une hauteur de plafond suffisante.

Charger une batterie prend plusieurs heures (de 6 à 12 heures selon les modèles). Or, en fin de charge, la réaction chimique libère de l’oxygène et de l’hydrogène, ce qui représente un fort risque d’explosion ou d’incendie. La charge doit donc être scrupuleusement surveillée et arrêtée manuellement dès que le niveau de charge est atteint. Certains chargeurs de batterie coupent automatiquement le processus dès que la charge est complétée. D’autres évitent le déchargement, même en cas de non-utilisation. 

Quand charger la batterie ?

Il est recommandé d’utiliser la batterie jusqu’à atteindre les 80 % de consommation, car une recharge trop fréquente pourrait réduire sa longévité. Or, il ne faut pas descendre en dessous de ce repère, pour éviter le phénomène de sulfatation qui pourrait également impacter sa durée de vie. Pour éviter cela, certaines batteries interdisent l’utilisation sous les 80 % de charge.

Comment remplir une batterie  ?

Le remplissage doit se faire sur une batterie chargée à son maximum, avec de l’eau déminéralisée uniquement. Les plaques à l’intérieur des cellules de la batterie doivent toujours être immergées par l’électrolyte.

Combien pèse une batterie ?

Selon les modèles, une batterie de chariot élévateur pèse de 15 à 30 kg. Pour éviter les accidents du travail (douleurs dorsales), une sangle lève-batterie ou une prise correcte de la batterie devront être mises en œuvre pour toute manipulation.

Combien coûte l’entretien d’un chariot élévateur ? 

Il est indispensable de prendre en compte les coûts d’entretien d’un chariot élévateur lors de son achat. Certaines dépenses, comme les VGP, sont inévitables et d’autres fortement recommandées pour garantir la longévité du matériel et la sécurité des utilisateurs.

D’ailleurs, les coûts de maintenance sont toujours inclus dans le calcul du TCO (Total Cost of Ownership ou Coût Total de la Propriété), tant l’entretien fait partie du cycle de vie de l’appareil. Ces coûts dépendent du fonctionnement du chariot, mais aussi d’autres critères comme la marque, la configuration du chariot et ses accessoires, son engagement, son type de motorisation (thermique ou électrique), son tonnage ou l’environnement de travail.

Pour lisser et amortir les coûts de fonctionnement, il est intéressant de souscrire à un contrat de maintenance auprès du fournisseur du chariot.

Comment réparer un chariot élévateur ? 

Les causes de pannes les plus fréquentes sur un chariot élévateur sont aussi celles qui se résolvent le plus rapidement : batterie à plat, surchauffe à cause de la poussière ou d’un manque de liquide de refroidissement dans le moteur ou encore des fuites de liquide (circuit hydraulique).

Cependant, en cas de dommage sur un élément plus important, comme la fourche, le moteur ou la batterie, un remplacement peut être nécessaire.

La réparation pourra être exécutée par un technicien de maintenance des chariots élévateurs dûment formé s’il y en a dans l’entreprise ou le plus souvent, par le fournisseur du contrat de maintenance ou le Service après-vente du fabricant de l’engin.

SÉCURITÉ ET LÉGISLATION DES CHARIOTS ÉLÉVATEURS

Les normes de fabrication des chariots élévateurs

Selon la Directive 2006/42/CE du Parlement européen et du conseil du 17 mai 2006, les engins de manutention sont soumis à des normes de fabrication strictes, afin d’éviter les accidents d’utilisation.

L’ergonomie des chariots élévateurs est indispensable : la cabine doit être suffisamment spacieuse pour le conducteur, dont la visibilité doit être maximale. Les engins doivent être munis d’avertisseurs sonores et visuels (klaxon, alarme et feux de recul). Ils doivent être conçus de manière à ne permettre que l’usage pour lequel ils ont été fabriqués.

Quelle habilitation pour conduire un chariot élévateur ? 

Conduire et manœuvrer un chariot élévateur expose à des risques, tant pour le conducteur que le reste du personnel de l’entreprise. Dans ce cadre, le conducteur est soumis par le Code du travail à une obligation de formation et à la délivrance d’une autorisation de conduite par son employeur.

Qui peut conduire un chariot élévateur ?

Tout cariste possédant une attestation de conduite à son nom, délivrée par son employeur pour la conduite de chariot élévateur, peut manœuvrer un engin de manutention, dans l’entreprise. Cependant, s’il change de lieu de travail ou de type de chariot, il lui faudra obtenir une nouvelle attestation.

Une attestation de conduite ne peut être délivrée qu’à condition que les aptitudes à la conduite en sécurité du type de chariot élévateur concerné par le poste de travail soient clairement évaluées. 

Formation à la conduite de chariots élévateurs

Il existe plusieurs façons de se former à la conduite en sécurité de chariots élévateurs. Cela peut être une formation interne dans l’entreprise, à condition qu’elle soit pertinente par rapport au niveau de compétence du conducteur et d’une durée suffisante. La formation peut aussi être délivrée par un organisme externe.

Le niveau de compétence le plus reconnu pour la conduite de chariots élévateurs est le permis CACES cariste.

Quel CACES pour les chariots élévateurs ?

Le CACES ou Certificat d’Aptitude à la Conduite En Sécurité est une validation des connaissances théoriques et du savoir-faire pratique du cariste. Délivré nominativement à son porteur, il lui permet de justifier de ses compétences, même s’il quitte l’entreprise qui l’emploie. C’est une preuve de formation, qui lui permettra d’obtenir une attestation de conduite de la part du chef d’entreprise.

Les chariots élévateurs entrent dans le périmètre du CACES R489 (CACES R389 avant la modification du 1er janvier 2020) qui se divise en six catégories :

Désignation CACES

Ancienne désignation CACES

Type de chariots élévateurs

CACES R489 catégorie 1A

R389 CACES1

transpalettes à conducteur porté et préparateur de commandes au sol (levée ≤ 1,2 m)

CACES R489 catégorie 1B

R389 CACES1

gerbeurs à conducteur porté

CACES R489 catégorie 2

R389 CACES2

chariots tracteurs à plateau porteur (capacité < 6 T)

CACES R489 catégorie 3

R389 CACES3

chariots élévateurs en porte-à-faux (capacité ≤ 6 T)

CACES R489 catégorie 4

R389 CACES4

chariots élévateurs en porte-à-faux (capacité > 6 T)

CACES R489 catégorie 5

R389 CACES5

chariots élévateurs à mât rétractable

CACES R489 catégorie 6

R389 CACES6

chariots hors production

Les organismes de formation proposent généralement la formation théorique et pratique et la présentation à l’examen d’adéquation à la conduite de chariots élévateurs. C’est la méthode conseillée pour réussir l’examen du CACES.

Peut-on rouler sur la route avec un chariot élévateur ?

Dans certains cas (transport de l’engin sur le chantier d’intervention, par exemple), il peut arriver de rouler sur une voie publique avec un chariot élévateur.

Cela est permis, à certaines conditions : 

  • ne pas circuler à plus de 25 km/h (limitation de la vitesse constructeur) ;
  • ne pas transporter de charge ;
  • rouler sans fourches ou avec fourches protégées si elles ne peuvent être retirées ;
  • pas de passager dans la cabine ;
  • obligation de présence des systèmes de signalisation réglementaires, dont un gyrophare si la législation départementale l’exige ;
  • autorisation de conduite indispensable pour le conducteur ;
  • obligation d’assurance responsabilité civile et responsabilité civile d’exploitation et d’affichage d’une plaque constructeur.

Quelles sont les causes d’accidents de chariot élévateur ? 

Du fait de leur utilisation, les appareils de levage sont concernés par deux types de risques majeurs : les accidents liés à la manipulation et à la conduite du chariot et les troubles musculo-squelettiques (TMS) pour le conducteur.

Le tableau suivant liste les causes d’accidents avec des chariots élévateurs les plus fréquentes et leur moyen de prévention :

Risque

Prévention

Renversement latéral avec éjection du cariste

Instauration d’un plan de circulation dans l’entreprise et aménagement des voies de circulation (largeur, glissières de sécurité)

Sécurisation des charges

Port de la ceinture de sécurité

Installation de protections de sécurité latérales ou utilisation d’un chariot à cabine fermée

Collision avec un obstacle pouvant entraîner des traumatismes

Instauration d’un plan de circulation dans l’entreprise

Obligation du contrôle visuel à la prise de poste

Heurt d’un piéton

Instauration d’un plan de circulation dans l’entreprise réglementant la largeur des voies et le sens de circulation

Port du gilet de sécurité

Chute de la charge

Installation d’équipement de sécurité sur le chariot (protège-conducteur, bouclier ou dosseret de charge)

Chute du conducteur à la montée ou la descente du chariot

Utilisation d’équipements de protection individuelle (EPI) tels que chaussures de sécurité, gants et casque

Intoxication par gaz et fumées en espace clos

Entretien régulier des chariots et adaptation du modèle d’engin à l’environnement de travail

Exposition aux vibrations et bruit

Utilisation de chariots ergonomiques sur sol lisse et d’équipement de protection individuelle (EPI) tel que casque anti-bruit

La plaque signalétique 

La plaque signalétique d’un chariot élévateur est comme sa carte d’identité : elle renseigne l’opérateur sur toutes les caractéristiques de l’engin, ce qui lui permet de le manipuler en sécurité. Elle est obligatoire et doit être apposée par le constructeur lors de la fabrication de l’appareil. Cette plaque doit rester lisible en toutes circonstances : si elle est abîmée, le chariot ne peut pas être utilisé.

De plus, si l’engin subit des modifications, la plaque signalétique devra être mise à jour. 

La plaque signalétique comporte les informations suivantes :

  • identification du chariot comme modèle et numéro de série ;
  • type de mât et inclinaison ;
  • type de chariot (électrique, propane, diesel) ;
  • poids du chariot ;
  • capacité résiduelle en fonction de la hauteur du mât ;
  • accessoires ;
  • type de batterie et caractéristiques dont le poids.

Chaque cariste doit comprendre la plaque signalétique du chariot élévateur qu’il manœuvre.

Assurance responsabilité civile et dommages

Le chariot élévateur est un véhicule terrestre à moteur et à ce titre, il doit être couvert par une assurance responsabilité civile.

Cette assurance est obligatoire, même si l’engin ne roule qu’en circuit fermé à l’intérieur de l’entreprise. Elle protège le conducteur du chariot des dégâts qu’il pourrait occasionner (dommages corporels ou marchandises).

Cette couverture doit être complétée par une assurance responsabilité civile d’exploitation pour protéger les détériorations survenant lorsque le chariot est à l’arrêt et effectue des opérations de levage.

Extension de garantie

Pour un achat aussi important qu’un chariot élévateur, la question de l’extension de garantie peut se poser. En effet, en cas de panne avérée au-delà de la durée garantie par le fournisseur, des coûts considérables pourraient intervenir, en plus de l’immobilisation de l’engin.

Certains fournisseurs proposent des extensions de garantie sur leurs produits, ce qui assure un service fiable et adapté à l’utilisation. Bien vérifier que la garantie concerne les pièces majeures telles que les batteries et implique l’intervention de techniciens qualifiés.

ACHAT OU LOCATION ?

Les chariots élévateurs sont des engins de manutention indispensables dans la plupart des entreprises. Or, à leur coût d’achat, s’ajoutent d’autres frais tels que l’entretien, les assurances et visites de sécurité, comme vu précédemment. Dès lors, il peut être intéressant de se tourner vers la location plutôt que l’achat d’un chariot élévateur.

Prix d'achat comparatif moyen d’un chariot élévateur

L’achat d’un chariot élévateur peut être avantageux si l’engin doit servir quotidiennement et s’il est nécessaire de l’équiper d’accessoires particuliers. Cela permet également d’amortir le coût sur la durée d’utilisation.

Ces engins de manutention étant solides et durables, l’achat d’un chariot élévateur d’occasion peut s’imposer pour bénéficier d’une décote du prix.

Comparatif achat neuf et achat d’occasion

Le tableau suivant récapitule les prix d’achat moyens constatés pour un achat neuf ou d’occasion d’un chariot élévateur :

Prix achat chariot élévateur

Achat neuf

Occasion

Transpalette manuel (basse levée à haute levée)

de 200 € à 1 600 €

de 100 € à 700 €

Transpalette électrique

de 3 000 € à 5 000 €

de 1 000 € à 3 000 €

Gerbeur

de 3 000 € à 8 000 € (jusqu’à 10 000 € avec conducteur porté)

de 2 000 € à 6 000 € (8 000 € avec conducteur porté)

Chariot à mât rétractable

de 15 000 € à 40 000 €

de 5 000 € à 20 000 €

Préparateur de commandes (basse levée à haute levée)

de 10 000 € à 30 000 €

de 3 000 € à 20 000 €

Les points de vigilance lors de l’achat d’occasion

Certaines vérifications sont à faire au moment d’acheter un chariot élévateur d’occasion :

  • bon état général, pas de signe d’usure inhabituelle sur le chariot ou les accessoires et les chaînes de levage ;
  • le carnet de maintenance du chariot doit être fourni, tout comme les attestations des VGP (conformité technique du chariot) ;
  • nombre d’heures d’utilisation (horamètre) ;
  • batterie en état de marche ;
  • exactitude de la plaque signalétique ;
  • présence des dispositifs de sécurité.

Un certificat de conformité doit être remis par le vendeur du chariot élévateur, attestant de l’adéquation aux règlementations techniques en vigueur, comme prévu par l’Article R4313-16 du Code du travail.

Achat d’un chariot élévateur : financement et aides

En fonction du modèle de chariot élévateur choisi, une grande avance de trésorerie peut être nécessaire. Pour pallier cela, l’acheteur peut choisir des options de financement tel que l’achat à crédit ou le crédit-bail, qui s’apparente à une location longue durée avec option d’achat à la fin du crédit. Dans ce cas, l’organisme prêteur reste propriétaire du matériel jusqu’à la fin du remboursement. La plupart des vendeurs proposent des solutions de financement.

Des aides d’État peuvent également être obtenues. Afin de faciliter l’équipement des entreprises en vue de réduire les risques professionnels, les Caisses d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail (CARSAT) proposent des aides à l’achat d’engins de manutention. Selon les régions, la taille et le secteur de l’entreprise, les aides peuvent représenter de 30 à 50 % du prix du chariot élévateur.

Combien coûte la location d’un chariot élévateur ?

Si l’utilisation du chariot élévateur est ponctuelle, ou si une grande flexibilité du type d’engin de manutention est nécessaire au vu de l’activité de l’entreprise utilisatrice, la location est un moyen économique de disposer de cet appareillage. L’entretien étant de la responsabilité du loueur, il n’y a pas de frais supplémentaires au prix de location. 

Prix d’une location de chariot élévateur

Les tarifs varient en fonction du type d’engin souhaité et des accessoires fournis. Cela dépend aussi du besoin de l’entreprise utilisatrice à disposer d’un conducteur habilité pour manœuvrer le chariot.

Cela peut aller de 30 € HT par jour pour un transpalette manuel à 500 € HT par jour pour un chariot télescopique à haute levée. Les prix sont généralement dégressifs pour une location de longue durée.

Les enseignes de location de chariots élévateurs

Les fabricants de chariots élévateurs (Manitou, Fenwick, Toyota, Jungheinrich, STILL, etc.) proposent généralement un service de location de leurs engins.

On peut aussi s’adresser à des loueurs de matériel technique tels que Kiloutou ou Loxam. 

Les documents et garanties 

Le carnet de maintenance du chariot élévateur loué pourra être exigé par le client, afin de vérifier la conformité de l’engin. En cas de panne, le service après vente du loueur devra intervenir et réparer ou remplacer le matériel loué.

LES MODÈLES DE CHARIOTS ÉLÉVATEURS EXISTANTS 

Comment choisir un chariot élévateur ? 

Une large gamme de chariots élévateurs est disponible, avec des options très variées. Comment faire son choix ? 

Il est nécessaire de trouver le modèle de chariot qui convient le mieux à l’usage, au secteur industriel et à la fréquence d’utilisation.

Parmi les critères de sélection, on peut citer :

  • mouvement de la charge (déplacement, levage…) ;
  • hauteur de levée ;
  • usage intérieur ou extérieur ;
  • durée d’utilisation ;
  • encombrement de la zone de travail ;
  • taille de l’entrepôt…

Ci-dessous un tableau comparatif des chariots élévateurs, suivant leurs avantages et inconvénients :

Type de chariot élévateur

Avantages

Inconvénients

Transpalette manuel

Maniable

Facilité d’utilisation

Formation minimale

Capacité maximale de charge < 2 T
Déplacement sur courtes distances
Capacité de levage faible < 1 m

Transpalette électrique

Rapide

Confort de l’opérateur

Déplacement de palettes sur distances longues

Encombrement
Capacité de levage faible < 1 m
Capacité maximale de charge < 3 T

Gerbeur

Capacité de levage

Manque de maniabilité multidirectionnelle selon les modèles

Chariot à mât rétractable

Capacité de levage 

Encombrement réduit

Manque de maniabilité dans les endroits exigus

Préparateur de commandes

Transport de plusieurs palettes successives

Hauteur de levée limitée selon les modèles

Les gammes de chariots élévateurs 

1) Le chariot élévateur électrique

Le chariot élévateur électrique est l’engin de manutention le plus polyvalent. Il est optimal pour le stockage et le déstockage de marchandises, la préparation de commandes, le gerbage ou comme support à la ligne de production.

Il est fiable et robuste, tout en étant maniable et confortable pour le conducteur (émissions, bruit, rapidité et facilité d’exécution…). Il est abordable et durable, ce qui en fait un investissement rentable à terme.

2) Le chariot élévateur à moteur diesel

Conçu pour optimiser la productivité de la manutention des marchandises en extérieur, le chariot élévateur diesel peut manier des charges lourdes et les gerber à hauteur élevée. Il est robuste, rapide et résistant.

3) Le chariot élévateur à gaz

Grâce à sa motorisation alimentée au gaz, le chariot élévateur à gaz combine la puissance d’un moteur thermique avec le confort du chariot électrique. Il peut ainsi soulever des charges plus importantes qu’un chariot électrique, tout en restant moins polluant que le chariot diesel. Cela permet de l’utiliser à la fois en intérieur et en extérieur.

4) Le chariot élévateur à moteur GPL

Le chariot élévateur GPL est une amélioration du chariot élévateur à gaz. Grâce au gaz de pétrole liquéfié (mélange d’hydrocarbure et de gaz naturel), ce chariot écologique se place directement comme une alternative au chariot électrique. Plus puissant, il pourra transporter et gerber des charges plus lourdes, sans sacrifier le confort du conducteur.

Les différents types de chariot élévateur 

Le chariot élévateur multidirectionnel

Ce chariot élévateur très maniable permet de transporter et gerber des marchandises dans des allées étroites et des zones de travail exigües. 

  • Utilité : manutention de charges longues, allées étroites ;
  • Avantages : rotation à 360 °, changement de direction à 90 ° ;
  • Inconvénients : coûteux ;
  • Secteurs industriels : industrie, grande distribution, BTP ;
  • Prix d’achat moyen : à partir de 20 000 € ;
  • Formation / Habilitation : CACES R489 catégorie 3

élévateur multidirectionnel

Le chariot élévateur tout terrain

Comme son nom l’indique, le chariot élévateur tout-terrain peut se conduire aussi bien en intérieur qu’en extérieur.

  • Utilité : manœuvrable sur terrains accidentés, stabilité, polyvalent ;
  • Avantages : résiste aux conditions extrêmes, charges lourdes (jusqu’à 50 T) et variées ;
  • Inconvénients : encombrant ;
  • Secteurs industriels : BTP, exploitations forestières   ;
  • Prix d’achat moyen : à partir de 15 000 € - 20 000 € ;
  • Formation / Habilitation : CACES R489 catégorie 3.

Caractéristiques du chariot élévateur tout terrain

Le chariot élévateur latéral

Ce chariot est conçu pour transporter des charges d’un seul côté.

  • Utilité : transport de charges longues, évite les demi-tours ;
  • Avantages : bonne maniabilité des marchandises longues ;
  • Inconvénients : capacité de charge faible du fait de son design, gerbage d’un seul côté ;
  • Secteurs industriels : BTP, transport maritime, chemins de fer, ports ;
  • Prix d’achat moyen : à partir de 25 000 € ;
  • Formation / Habilitation : CACES R489 catégorie 4.

chariot élévateur latéral

Le chariot élévateur à mât rétractable

Le chariot à mât rétractable est un modèle proche du chariot tout-terrain.

  • Utilité : permet de gerber les charges à hauteur élevée tout en restant maniable ;
  • Avantages : faible encombrement lorsque le mât est rétracté ;
  • Inconvénients : usage en intérieur uniquement ;
  • Secteurs industriels : stockage de marchandises, grande distribution ;
  • Prix d’achat moyen : à partir de 20 000 € ;
  • Formation / Habilitation : CACES R489 catégorie 5.

chariot élévateur à mât rétractable

Le chariot élévateur semi-industriel

Le chariot semi-industriel se rapproche du chariot tout-terrain dans son usage.

  • Utilité : manutention de charges jusqu’à 5 T sur terrains non stabilisés ;
  • Avantages : rapidité, franchissement d’obstacle facilité ;
  • Inconvénients : usage en extérieur ;
  • Secteurs industriels : parcs de stockage ;
  • Prix d’achat moyen : à partir de 20 000 € ;
  • Formation / Habilitation : CACES R489 catégorie 5.

chariot élévateur semi-industriel

Le chariot élévateur télescopique

Le chariot télescopique est l’engin de manutention idéal pour les très grandes hauteurs.

  • Utilité : manutention de charges jusqu’à 20 m ;
  • Avantages : très grande hauteur de levée, se combine avec des nacelles ou des pelles ;
  • Inconvénients : usage en extérieur, encombrement ;
  • Secteur industriel : BTP ;
  • Prix d’achat moyen : à partir de 120 000 € ;
  • Formation / Habilitation : CACES R489 catégorie 5.

Le chariot élévateur télescopique

Complément : les engins de manutention les plus répandus

Le transpalette

Le transpalette, manuel, électrique ou semi-électrique, est l’engin de manutention le plus courant. Il permet uniquement le transport de palettes, sur des distances courtes à moyennes. Il peut être équipé d’accessoires complémentaires, tels qu’une balance.

Le gerbeur

Le gerbeur est un transpalette perfectionné, qui permet de soulever des palettes jusqu’à 5 mètres. Il est idéal pour le stockage en hauteur. On en trouve des modèles manuels, électriques ou semi-électriques. 

chariot préparateur de commande

Le chariot préparateur de commande

Le chariot préparateur de commande est un mélange de transpalette et de gerbeur électrique, avec une capacité de charge augmentée (jusqu’à 2 tonnes). Ils sont conçus pour la préparation de deux ou trois commandes simultanées, au sol ou en hauteur.

Le préparateur de commande au sol permet à l’opérateur de constituer facilement les commandes par regroupement des produits qui constituent un même lot sur le premier rayonnage. Certains engins permettent d’accéder jusqu’au deuxième niveau de rayonnage grâce à une petite plateforme.  

Le préparateur de commande à nacelle élevable monte le manutentionnaire jusqu’à 12 m, afin d’atteindre les rayonnages les plus hauts.

Le chariot préparateur de commande est l’engin de manutention de choix des entrepôts d’expédition et des centres de distribution.

Le chariot élévateur gros tonnage

Ces chariots élévateurs peuvent transporter des charges jusqu’à 10 tonnes, avec une hauteur de levée de l’ordre de 3 mètres. Ces engins sont particulièrement utiles sur les chantiers de construction ou pour le transport de containers.

Le chariot autonome et robot d’entrepôt 

Ces chariots automatisés transportent des marchandises n'excédant pas 150 kg sur un trajet balisé grâce à une bande magnétique collée au sol. La navette n’a pas besoin de conducteur. Ces chariots sans fourches sont sûrs et simples à programmer. Ils permettent aux manutentionnaires de se libérer des tâches répétitives et de se concentrer sur les opérations à plus forte valeur ajoutée.

LE MARCHÉ DES CHARIOTS ÉLÉVATEURS 

Zoom sur le marché français 

Le marché des chariots élévateurs en France est inéluctablement lié à celui de la logistique et du BTP. À ce titre, il a connu de fortes variations depuis la fin des années 1990. La crise économique de 2008 a eu de fortes répercussions sur le marché des chariots élévateurs : la perte d’emplois industriels a directement fait chuter les ventes d’engins de manutention. Depuis 2016, le marché a repris de la vigueur, mais le mix produit a vu sa répartition bouleversée.

Comme vu précédemment, le marché des chariots élévateurs comporte une large gamme de modèles, pour des usages très variés. Or, tous ne suivent pas la même courbe de développement.

De façon générale, on peut séparer le marché des chariots élévateurs selon trois grandes familles de chariots, qui connaissent des évolutions différentes :

  • les chariots élévateurs thermiques à moteur diesel ou gaz voient leurs parts de marché diminuer (- 17 % en 2018), de par les exigences imposées par les nouvelles règlementations. Les chariots à moteur GPL sont préférés à ceux à moteur diesel, trop polluants, qui subissent une diminution importante des ventes. Adapter ces chariots gazoil aux dernières normes écologiques européennes a un coût. C’est pourquoi certains fournisseurs arrêtent la fabrication de ces engins afin de ne pas répercuter une hausse des prix sur leurs clients ;
  • les chariots élévateurs électriques, liés au marché de l’industrie et de la distribution, voient leurs ventes augmenter (55% du marché en 2018). La R&D porte actuellement sur une augmentation de leur puissance et de leurs usages, de façon à pouvoir ouvrir le marché vers une utilisation tout terrain ;
  • les engins de magasinage sont en plein essor (+ 17 % en 2018). Depuis 2015, les pôles logistiques se développent en France, entraînant, par conséquent, une forte demande d’équipements industriels. Les rapprochements entre fabricants de chariots élévateurs et professionnels de la robotique montrent que ces appareils ont une belle marge de progression devant eux.

On constate aussi une forte émergence du marché de la location et de l’occasion. Plus de 40 000 chariots sont disponibles à la location en France, du transpalette au chariot élévateur le plus évolué. 

On estime le marché français de la location de chariots élévateurs, toutes catégories confondues, à environ 4 milliards d’euros. Les fabricants de chariots ne s’y trompent pas : nombre d’entre eux ont ouvert des filiales location ou occasion de leurs engins. Ils y proposent des machines reconditionnées et entretenues par leurs experts, dans le but d’allier qualité et prix attractifs.

Les principaux fabricants

Si les chariots élévateurs ont été inventés par des fabricants américains et français, les constructeurs asiatiques ne sont pas en reste. Leur présence sur le marché n’a cessé d’augmenter pour gagner la première place.

  • Toyota Material Handling
    C’est le numéro un mondial des fabricants de chariots élévateurs depuis 2001. Toyota Material Handling propose une large gamme de produits fabriqués en Europe, du transpalette au chariot à mât rétractable, en passant par le gerbeur ou le chariot tracteur, avec des motorisations électriques ou thermiques. Le constructeur développe également une série de robots automatisés.
  • Fenwick-Linde
    Fenwick est le numéro un des équipements de logistique et de manutention en France, si bien qu’un fenwick est devenu un terme commun pour désigner un chariot élévateur. Le fabricant français propose plus de 80 modèles de chariots. Associé au constructeur allemand Linde, le groupe compte plus de 13 000 collaborateurs dans le monde. L’entreprise accorde une attention importante à l’innovation sur les chariots, mais aussi sur les équipements de sécurité (gilet de sécurité, signalisation lumineuse au sol dans les entrepôts…). Voir notre page dédiée sur l'entreprise Fenwick-Linde
  • Jungheinrich
    Fondé en 1953 à Hambourg, Jungheinrich est l’un des leaders mondiaux du marché émergent de l’intralogistique. L’entreprise allemande propose des chariots élévateurs pour tout usage (transpalette, chariot élévateur grande hauteur, chariots à moteurs thermiques ou électriques…). Leur savoir-faire se complète par une tendance à l’automatisation complète des produits. Voir notre page dédiée sur l'entreprise Jungheinrich
  • Yale
    Le fabricant historique vend une gamme de chariots avec des capacités de charge allant de 1 T à 16 T, pour couvrir tous les besoins des industriels. Le groupe mondial, qui emploie plus de 5 000 personnes dans le monde, conçoit ses produits selon trois valeurs essentielles : efficacité, productivité et ergonomie.
  • Manitou
    Le groupe français est l’inventeur du premier chariot élévateur tout-terrain, appellation qui est restée pour désigner ce type d’engin. La marque a depuis développé ses prestations et présente une offre de produits divers, majoritairement axés sur le travail en conditions difficiles (chantiers, construction, terrassement...). Voir notre page dédiée sur l'entreprise manitou
  • Actemis manutention
    Actemis manutention est un groupe français, basé dans le sud de la France, qui vend et assure le service après-vente de matériel de plusieurs marques, dont Manitou et Toyota. L’entreprise propose également des contrats de maintenance, de la location et de la vente de matériel d’occasion.

Les secteurs industriels et utilités des engins

La grande variété et la polyvalence des chariots élévateurs leur permettent d’être utilisés dans de nombreux secteurs industriels, pour des utilisations très diverses. 

Agriculture

Dans le secteur agricole, les chariots élévateurs, sous des formes variées, sont très répandus :

Domaine agricole

Usage

Matériel conseillé

Élevage / Volailles / Centres équestres

Transport de fourrage, balles de foin, fumier et nourriture

Déplacement des animaux

Nettoyage des installations

Déplacement de clôtures

Labourage

Chariots télescopiques agricoles

Pelles sur pneus

Accessoires : pince à foin, tablier porte-fourche, fourche à fumier, casiers à volaille, tête rotative

Céréales / Maraîchage / Polyculture / Pépinières

Transport d’engrais

Chargement et déchargement de vrac

Chargement et déchargement de palettes

Chariots télescopiques agricoles

Chariots tout-terrain

Chariots semi-industriels

Chariots élévateurs compacts

Accessoires : big bag, tablier porte-fourche, godet, pince à fourche, tête rotative

Viticulture

Transport de fûts

Chariots télescopiques agricoles

Pelles sur pneus

Accessoires : pince à fourche, tête rotative

Construction

Dans le BTP, on privilégie les chariots télescopiques et tout-terrain avec de nombreux accessoires :

Domaine de construction

Usage

Matériel conseillé

Maçonnerie

Chargement et déchargement de palettes ou parpaings

Transport de matériaux ou d'éléments de structure

Chariots télescopiques

Chariots tout-terrain

Accessoires : pince à fourche, big bag, godets

Couverture

Pose tuiles, ardoises

Réparation toiture

Chariots télescopiques

Accessoires : nacelles

Charpenterie

Chargement et déchargement de poutrelles, préfabriqués, charpente

Chariots télescopiques

Accessoires : nacelles

Démolition

Chargement et déchargement de matériaux

Chariots télescopiques

Accessoires : nacelles, pinces, big bag, godets, grappins

Bardage

Chargement et déchargement de matériaux

Chariots télescopiques

Accessoires : nacelles, fourche à palette

Rénovation

Manutention palettes et matériaux

Chariots télescopiques

Accessoires : nacelles, fourche à palette

Tunnels

Manutention de charges en zones étroites

Chariots à mât rétractable

Chariots télescopiques

Industrie

Pour répondre aux besoins de tous les secteurs industriels, la polyvalence des chariots élévateurs est une exigence :

Domaine industriel

Usage

Matériel conseillé

Logistique et transport

Chargement et déchargement de camions

Manutention en espaces étroits

Chargement et déchargement de palettes

Livraisons

Préparations de commandes

Chariots élévateurs thermiques et électriques

Transpalettes

Gerbeurs

Chariots à mât rétractable

Préparateur de commande

Rail

Stockage de matériaux

Transport de matériaux

Chargement de containers

Chariots télescopiques

Chariots élévateurs

Pelles sur pneus

Accessoires : nacelles

Maintenance d'infrastructures et réseaux

Chargement et déchargement de palettes

Manutention charges lourdes et suspendues

Chariots télescopiques

Chariots élévateurs

Pelles sur pneus

Magasinage

Manutention en espaces étroits

Chargement et déchargement de palettes

Stockage

Préparations de commandes

Chariots à mât articulé

Chariots à mât rétractable

Transpalettes

Gerbeurs

Préparateurs de commandes

Imprimeries et papeteries

Manutention de charges de formes variées

Stockage

Gerbeurs

Chariots élévateurs

Accessoires : pinces à bobines, éperons

Ports & aéroports

Chargement et déchargement des bateaux et avions

Manutention de containers

Manutention matériaux et produits chimiques

Maintenance et inspection des avions

Chariots télescopiques

Chariots élévateurs gros tonnage

Transpalettes

Gerbeurs

Accessoires : nacelles, treuil, tablier porte-fourche

Évènementiel

Transport de matériel de dimensions diverses

Chargement et déchargement de camions

Chariots télescopiques

Chariots élévateurs

Chariots tout-terrain

Accessoires: treuils, nacelles

Bois

Manutention charges diverses (troncs, palettes, sciure…)

Livraisons

Chariots télescopiques

Chariots élévateurs multidirectionnels

Chariots élévateurs latéraux

Chariots tout-terrain

Accessoires : big bag, tablier à déplacement latéral

Agroalimentaire

Manutention de charges à dimensions variables (bidons, conteneurs, cartons, cuves, palettes…)

Transpalettes

Gerbeurs

Chariots élévateurs

Accessoires : big bag, pinces à fourche, tête rotative 

Pétrole & gaz

Manutention de charges lourdes (containers, cuves, éléments d’infrastructures…)

Chariots télescopiques

Chariots élévateurs

Chariots tout-terrain

Transpalettes 

Gerbeurs

Défense

Les chariots élévateurs, sous leurs différentes formes et équipés de leurs accessoires, sont d’une grande utilité dans le secteur de la défense :

Domaine

Usage

Matériel conseillé

Logistique légère et moyenne

Chargement et déchargement de camions
Stockage
Préparation de commandes

Chariots élévateurs semi-industriels
Transpalettes
Gerbeurs
Chariots à mât rétractable
Préparateur de commande
Accessoires : têtes rotatives, pinces à fourches, potences

Logistique lourde

Manutention de charges lourdes en terrain accidenté

Chariots à mât rétractables

Chariots télescopiques

Chariots tout-terrain

Accessoires : treuils, pinces à fourches

Maintenance aéronautique

Maintenance et inspection des avions

Chariots élévateurs rotatifs

Accessoires : nacelles

Construction et maintenance

Entretien des bases militaires

Chariots télescopiques
Pelles sur pneus
Chariots tout-terrain

Environnement

Ce secteur a des besoins en engins de manutention très divers. Il faut des machines puissantes, mais surtout capables de fonctionner en environnement contraint et avec des charges très variables :

Domaine d’application

Usage

Matériel conseillé

Valorisation des matériaux

Manutention de déchets de tous poids et dimensions (pneus, bois, matières organiques…)

Chariots télescopiques
Pelles sur pneus
Chariots tout-terrain
Transpalettes
Accessoires : éperons, pinces à balles, grappins

Traitement de l’eau

Manutention de charges de poids changeant à hauteur variable

Stockage

Transpalettes
Gerbeurs
Chariots élévateurs rotatifs
Chariots télescopiques

Énergies renouvelables

Transport de matériel de construction

Stockage

Manutention de produits liquides ou dangereux

Maintenance d’équipements en hauteur

Chariots télescopiques
Transpalettes
Gerbeurs
Accessoires : grappins, nacelles, treuils

Maintenance industrielle

Maintenance d’équipements à hauteur variable

Chariots télescopiques
Chariots tout-terrain
Accessoires : nacelles

Mines à ciel ouvert

Manutention de pièces de rechange pour machines minières

Chariots tout-terrain
Chariots élévateurs gros tonnage
Accessoires : éperons, treuils, potences, nacelles

Mines souterraines

Chargement et déchargement de charges en zones exigües

Chariots télescopiques
Chariots tout-terrain
Pelles sur pneus
Accessoires : potences, nacelles, crochets

Installations minières

Chargement et déchargement de camions

Manutention charges lourdes sur terrain accidenté

Chariots télescopiques
Chariots tout-terrain
Pelles sur pneus
Accessoires : potences, nacelles, crochets

LES MÉTIERS PROPRES À LA LOGISTIQUE ET AUX CONDUCTEURS DE CHARIOTS ÉLÉVATEURS

Après avoir fait le point sur les chariots élévateurs, il est intéressant de se pencher sur les métiers qui utilisent au quotidien ces engins de manutention.

Le métier de préparateur de commandes

Au cœur de la chaîne logistique, un préparateur de commandes a pour responsabilité d’assembler les commandes passées par les clients en suivant le bon de commande, puis de les conditionner. C’est un métier qui demande rigueur, organisation et concentration. 

Au quotidien, il utilise transpalettes, gerbeurs et chariot préparateur de commande.

Avec la multiplication des centres logistiques en France, les préparateurs de commandes sont fortement recherchés par les entreprises. Ils peuvent exercer dans de nombreux domaines d’activités (grande distribution, e-commerce, centrales d’achat, constructeurs automobiles…). 

Le conducteur d’engins de manutention

Là encore, les domaines d’activités possibles d’un conducteur d’engin de manutention sont très larges. Cela dépendra fortement de ses habilitations et des CACES qu’il possède.

Les métiers sont ainsi très différents. En voici deux exemples :

  • le conducteur d’engins de chantier, accessible avec un CACES 4, intervient sur des chantiers de construction. Il gère l’approvisionnement en matériaux et des travaux de terrassement ou de déblaiement. Il conduit des chariots de plus ou moins gros tonnage selon son périmètre d’action ; 
  • le cariste ou magasinier (CACES 1 à 5 selon les engins) conduit principalement des gerbeurs ou chariots élévateurs. Ce métier consiste à assurer la manutention des marchandises dans un entrepôt ou un site de production.

Les métiers de la logistique

La logistique est un domaine d’activité en plein essor qui regroupe des fonctions très variées.

  • Le chef de projet logistique
    Le chef de projet logistique gère la chaîne d’approvisionnement dans l’entreprise du début jusqu’à la fin. Il en est responsable du stockage des matières premières à la distribution chez le client. Il doit optimiser les flux de produits dans l’entreprise, proposer de nouvelles stratégies logistiques pour réduire coûts et délais, et résoudre les éventuels problèmes de la ligne de production.
  • Le directeur / la directrice logistique
    Le directeur logistique est quant à lui responsable de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, en partant des fournisseurs jusqu’à la livraison chez le client et la gestion des stocks. Il doit gérer la chaîne logistique en termes de stocks, coûts et délais, tout en assurant le fonctionnement de l’entreprise.
  • L’ingénieur logistique
    L’ingénieur logistique a pour rôle la gestion des flux : marchandises, production ou matières premières. Il doit permettre à l’entreprise de livrer ses clients, tout en minimisant les coûts, délais et stocks. C’est lui qui régule la production en fonction des commandes et des stocks. Il gère également la livraison chez les clients.
  • L’analyste logistique
    La mission principale de l’analyste logistique est la gestion des stocks. Il étudie les chaînes de flux à l’intérieur de l’entreprise et propose des plans d’action afin d’assurer réactivité et maîtrise de la chaîne de production.
  • Le consultant / la consultante logistique
    Le consultant logistique n’est pas un salarié de l’entreprise. Il intervient avec un œil extérieur pour observer la chaîne logistique et pointer les améliorations possibles. C’est un expert de la supply chain.
  • L’opérateur / opératrice logistique
    L’opérateur logistique est un autre nom donné au cariste, préparateur de commande ou agent de conditionnement. Il est en charge de la préparation des commandes et du bon rangement des marchandises dans l’entreprise.

Les métiers de la supply chain 

La supply chain est l'appellation anglaise de la chaîne d’approvisionnement, c’est-à-dire la gestion de tous les flux de l’entreprise (marchandises, informations, matières, stocks et transport). Elle couvre tout le processus depuis l’approvisionnement chez le fournisseur à la livraison chez le client final.

Elle est composée de plusieurs activités imbriquées pour assurer son bon fonctionnement :

  • les achats s’occupent d’acheter les matières premières chez les fournisseurs, mais aussi le matériel nécessaire au fonctionnement de l’entreprise (machines, fournitures…) ;
  • la gestion des stocks s’assure que les stocks sont conformes aux commandes et aux tendances du marché (pas de surstockage ou de rupture de stock) ;
  • la manutention gère l’approvisionnement au cœur de la ligne de production ;
  • la distribution, par internet ou via des boutiques physiques ;
  • la livraison jusqu’au client intermédiaire ou final en temps et en heure.

Les chariots élévateurs sont donc des maillons indispensables de la chaîne logistique de tout secteur d’activité industriel. En facilitant la manutention des marchandises ou des matériaux, ils contribuent à l’amélioration du confort et de la productivité des opérateurs. Les prochains défis à relever dans le secteur de la manutention devraient faire émerger des engins de plus en plus automatisés et écologiques, pour un environnement de travail toujours plus sûr et conforme.

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